23.04.2009
LCM CAFE
Un sympatique clin d'oeil sur une émission hebdomadaire de la Chaine Marseille LCM
C'est un peu le Café du Commerce sur l'actualité de Marseille
http://jojomigrateur.over-blog.com/article-30557821.html

http://www.lachainemarseille.fr/fr/videos/id-74062-lcm-cafe
revoir les photos de l'émission pendant la Foire de Marseille de Septembre 2008
http://cap-marseille.hautetfort.com/archive/2008/10/03/lc...
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Une pièce de théatre humoristique de Marseille
Madame OLIVIER

http://www.lachainemarseille.fr/fr/videos/id-73145-c-nouv...
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LE MARSEILLOIS
http://www.dailymotion.com/video/x946om_tranche-de-vie-yl...
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http://www.lemarseillois.com/FR/presentation.html
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"Les banquiers ont oublié leur métier"
Bernard Maurel, président de la banque française Martin Maurel
L’une des dernières banques familiales françaises indépendantes, la banque Martin Maurel, semble pour l’instant épargnée par la crise qui frappe le monde bancaire. Son président, Bernard Maurel, a refusé d’engager son établissement dans une course au profit qui a provoqué en 2009 de nombreuses chutes. Il livre une analyse sans concession des pratiques qui ont provoqué une crise mondiale.
Econostrum.info : Comment expliquez-vous la crise actuelle ?
Bernard Maurel : Par l’avidité. Les grandes banques ont privilégié la croissance de leurs chiffres d’affaires et de leurs résultats. Aujourd’hui, leurs clients en font les frais. Les banquiers ont oublié leur métier. Mais cette avidité concerne également les clients qui demandaient aux produits toujours plus de performance. La recherche violente et à court terme de profit a conduit à la situation actuelle.
Les banques ont-elle pris trop de risques ?
Parfois. Elles ont créé des fonds monétaires dynamiques, c’est à dire comportant une partie d’actions, alors que les fonds monétaires doivent garantir une sécurité totale. On ne joue pas avec la confiance des clients. Cette crise marque la revanche des banques traditionnelles. La mode, c’est pour Dior, pas pour les banquiers. Vous savez, personne ne peut prendre les bosses tout en évitant les creux.
La sécurité sacrifiée sur l'autel de la rentabilité
Oui. Nous sommes passés pour des ringards et nous avons sans doute perdu des clients quand au plus fort de la période d’euphorie, nous refusions de sacrifier la sécurité à la rentabilité. Ainsi, en 2007 et 2008, notre premier souci a été de protéger nos clients et la banque, quitte à réduire notre activité. Nous gérons l’argent de nos 36 000 clients comme le nôtre. Nous ne faisons que ce que nous comprenons. Nous n’avons jamais placé un euro en subprime. Nous avons au contraire pris en 2007 des options défensives sur les marchés actions, nous avons sécurisé la trésorerie de la banque, ce que n’ont pas fait les grandes banques.
Cela a représenté un coût, un manque à gagner en terme de rendement de trésorerie. Mais notre qualité de banque familiale nous épargne la pression d’actionnaires soucieux d’obtenir le maximum de rentabilité. Il n’est pas sain dans une économie à l’inflation maîtrisée, bénéficiant d’une croissance de moins de 5%, de demander 15% de taux de rentabilité. Tôt ou tard, on en paie le prix. Quand un établissement financier se positionne sur des produits à 25% de taux de rentabilité, il prend automatiquement des risques importants.
Aveuglé par les perspectives de profit
Oui. A condition de ne pas être aveuglé par les perspectives de profit et de regarder ses OPCVM ligne par ligne, mensuellement. Nous avons refusé en 2005 des produits liés à Lehman Brother [le premier établissement à chuter, ndlr], pourtant très performants.
Beaucoup ont également mis en cause les systèmes de rémunération.
Avec raison. Nous refusons de pratiquer des rémunérations démesurées assises sur la performance annuelle. Car après, quand le problème survient, la personne qui a empoché l’argent n'est plus là. Il faut également pratiquer une politique de distribution des résultats raisonnable.
09:11 Publié dans L'Image de Marseille, Photos, Revue de Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : lcm, cafe, image, marseille, billet






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